Les novélisations écrites par Chris Moore

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GUY007
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Les novélisations écrites par Chris Moore

Message par GUY007 » 20 oct. 2011, 21:39

J'ai écrit un petit article sur ce sujet dans la revue du club "Archives" consacrée cette année aux années Roger Moore. Je voulais vous le faire partager :

Les films “L’espion qui m’aimait” et “Moonraker” ne sont pas les seuls de la période Moore à avoir connu une novélisation. En 1983 et 1985, Chris Moore écrit celles d’«Octopussy» et «Dangereusement vôtre».

Durant cinq semaines, les lecteurs de divers journaux et magazines (Télémoustique en Belgique, ou le journal Telegraaf aux Pays-Bas, par exemple) pourront suivre les nouvelles aventures de l’agent 007. Le but étant de leur donner l’envie d’aller voir par la suite les films au cinéma. Il s’agit donc d’histoires assez courtes. Et cela a évidemment des répercussions sur le style de ces romans.
Si les œuvres de Christopher Wood abondaient de détails intéressants pour le lecteur (comme un chapitre consacré à la vie de Stromberg et de Jaws), rien de tout cela ici. L’auteur se contente de raconter les faits, ce qui fait que la psychologie des personnages n’est pas développée.

Il y a également peu de descriptions. Octopussy est décrite comme étant une femme grande, élégante au début de la trentaine qui est exceptionnellement belle avec une figure magnifique. Zorin est «grand et mince, proche de la quarantaine, extraordinairement séduisant, avec ses cheveux blonds argentés». De May Day, le lecteur apprend que c’est «une gracieuse créature noire dans un étrange accoutrement». Et de Tibbet, le lecteur sait juste qu’il s’agit d’«un homme d’une cinquantaine d’années à l’allure vive». Au niveau des lieux, l’auteur signale, par exemple, simplement que le château de Zorin est «superbe» ou bien, que la demeure de Tracy est «élégante» et «du début du siècle».

Certains passages dramatiques sont également supprimés. Il s’agit, par exemple de la mort de 009 au début d’Octopusy, de l’assassinat de Vijay ou de celui de Tibbett par May Day. Le lecteur n’apprendra la disparition de ces personnages qu’en même temps que l’agent 007 : lors de son briefing dans le bureau de M, lorsqu’il revient du palais d’Octopussy ou encore lorsque, essayant d’échapper à ses poursuivants, il grimpe dans la Rolls. Chris Moore coupera fort heureusement d’autres passages moins intéressants comme la fuite en liane lorsque Bond pousse le célèbre cri de Tarzan.

Si ces livres n’ont jamais été édités en français, il est cependant encore possible de les trouver en néerlandais d’occasion. «Octopussy» fait 95 pages et est brillamment illustré : plus de 75 photos couleurs. « A view to a kill» est quant à lui divisé en plusieurs parties : le roman d’abord qui fait 79 pages. Puis plusieurs articles nous donnent des informations sur le film, les acteurs, l’équipe technique et Ian Fleming. Il y a également diverses interviews avec les interprètes du film. Au total, ce livre, illustré d’une trentaine photos noir et blanc, fait 175 pages.

Chris Moore a encore écrit, sur le même principe, la première aventure mettant en scène Timothy Dalton.

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